Étude Électrophorétique Et Immunochimique Comparée Des Antigènes De Quelques Levures Du GenreCandida (C. Albicans, C. Stellatoidea, C. Tropicalis, C. Zeylanoides, C. Krusei, C. Pseudotropicalis, C. Macedoniensis)

Abstract

L'électrophorèse en gélose pratiquée sur les antigènes des espèces deCandida étudiées, met en évidence 6 fractions. La séparation bien que sommaire a permis l'appréciation de la nature chimique de ces antigènes. La zone de faible mobilité anodique constitue le composant majeur de nature essentiellement protéique, tandis que la fraction lente est intensément révélée par la coloration à l'acide périodique-réactif de Schiff. L'électrophorèse en gel d'amidon, grâce au grand pouvoir de résolution du support a fourni une meilleure séparation des protéines. Intéressants mais insuffisants, les résultats acquis par ces deux types d'électrophorèse de zone sont très largement complétés par ceux de l'immunoélectrophorèse. Cette dernière méthode d'une haute spécificité encore qu'elle reste tributaire de la qualité des immunsérums employés a conduit à un dénombrement précis des fractions antigéniques desCandida puis à la mise en évidence des antigènes communs et spécifiques des espèces étudiées. Les résultats obtenus confirment ceux que nous avons obtenus précédemment (Biguet & coll., 1959a, 1959b, 1960) quant aux affinités réciproques de certaines espèces. Reposant sur des bases physico-chimiques très différentes, ils rejoignent et confirment les travaux extrêment importants de l'école japonaise deTsuchiya et apportent un nouvel argument immunologique à l'hétérogénéité du genreCandida. Sous l'angle taxonomique au moins, il semble que notre méthode présente sur celle des auteurs japonais l'avantage de révéler un nombre beaucoup plus considérable de fractions, partant de permettre en particulier la mise en évidence de divergences de structure qui échapperaient par l'utilisation de leur technique (par exemple, celle qui séparentC. pseudotropicalis deC. macedoniensis). Agar electrophoresis carried out on antigens ofCandida species studied yielded six fractions. The separation, though summary, permitted the evaluation of the chemical nature of the antigens. The zone of the weak anionic motility constitutes the major component, essentially proteinic in nature, while the slow fraction is intensely revealed by the PAS stain. Starch gel electrophoresis, due to its great power of resolution, yielded better separation of proteins. The results obtained by these two types of zone electrophoresis, interesting but not sufficient, are a great deal complemented by the results of immuno-electrophoresis. The latter method of high specificity, even though it depends on the quality of the immune serum used, led to a precise enumeration of the antigenic fractions ofCandida, furthermore to the evidence of common and specific antigens of the species studied. The results obtained confirmed those previously obtained (Biguet et coll., 1959a, 1959b, 1960) concerning the reciprocal affinities of certain species. Resting on very different physico-chemical bases, they confirm the extremely important work of the school ofTsuchiya and bring a new immunologic argument as to the heterogeneity of the genusCandida. At least under taxonomic point of view, it seems that our method shows an advantage compared with that of the Japanese authors in revealing a much greater number of fractions, consequently in permitting the proof of divergence of structure which would escape by using their technique (e.g. those which separateC. pseudotropicalis fromC. macedoniensis).

DOI: 10.1007/BF02279297

Cite this paper

@article{Biguet2005tudeE, title={{\'E}tude {\'E}lectrophor{\'e}tique Et Immunochimique Compar{\'e}e Des Antig{\`e}nes De Quelques Levures Du GenreCandida (C. Albicans, C. Stellatoidea, C. Tropicalis, C. Zeylanoides, C. Krusei, C. Pseudotropicalis, C. Macedoniensis)}, author={J. Biguet and P. Tran van Ky and Sandra Carlin Andrieu}, journal={Mycopathologia et mycologia applicata}, year={2005}, volume={17}, pages={239-254} }